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Agriculture florale : de quoi se jeter des fleurs ?

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D’où viennent les fleurs que nous offrons ? Léa Benoît, doctorante en géographie à l’université de Bordeaux Montaigne, nous ouvre les yeux sur ce marché aujourd’hui délocalisé en grande partie.

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© Nicolas Parent PHOTOPQR/L’INDEPENDANT Photo via MaxPPP

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, faire le choix d’offrir des fleurs est loin d’opter pour un cadeau de proximité. À ce jour, 80 à 85 % des importations de fleurs en France proviennent de l’étranger, notamment des Pays Bas, du Kenya et d’Amérique du sud. Autrement dit, seulement 20% de la production est française. 

La rédaction du Chantier revient sur l’évolution de ce marché auparavant européen, ainsi que sur les initiatives locales pour réinvestir cette filière. Comment faire évoluer nos pratiques de consommation et tendre vers une agriculture des fleurs plus durable ? 

Pour répondre à ces questions, nous recevons Léa Benoît, doctorante en géographie à l’Université de Bordeaux Montaigne.

Aïcha Nouri

Eva Ménard : mécanicienne de l’esprit

Actu

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Et si la musique pouvait soulager les troubles mentaux ? C’est ce que propose d’expérimenter le projet “Epilipsia waves” co-fondé par la compositrice et réalisatrice Eva Ménard.

@Epilepsia waves

Pour sa 3e édition, le festival Chtiiing ! qui met à l’honneur la créativité et l’innovation à Nantes, a invité des artistes qui tentent de trouver des solutions pour améliorer le quotidien des personnes touchées par des troubles mentaux ou des maladies psychologiques. C’est le cas d’Eva Ménard, une compositrice et réalisatrice mais aussi patiente épileptique. Elle a co-fondé Epilepsia waves, un projet qui fait se croiser neurologie et musicologie pour la création de musiques aux vertus anti-épileptiques. Une expérimentation sur des patients volontaires débutera le 14 mai prochain. Si vous souhaitez participer, un webinaire d’information ouvert à tous aura lieu le mardi 30 avril à 14h30.

Nataliia Zakharchuk

Obisk fait le Mur Nantes

Culture

L’art urbain s’expose sur les murs de la Ville de Nantes grâce au collectif d’artistes issus du graffiti “Plus de couleurs”. A l’occasion du festival Chtiiing ! le collectif a convié le street artiste Obisk a réaliser une fresque dans le cadre du projet Le Mur Nantes.

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© Thaïs Granger

Retour sur le festival Chtiiing ! consacré à la créativité sous toutes ses formes qui s’est déroulé le week-end dernier à Nantes. Un des évènements de cette 3e édition était la venue d’Obisk, un street artiste qui peint son art sur les murs des villes d’Europe et du monde. Il était l’invité de l’association Plus 2 Couleurs, un collectif d’artistes issus du graffiti. Un des projets phares du collectif, Le Mur Nantes, est la création d’œuvres peintes sur le mur d’un lieu dédié aux musiques actuelles. Et cette année, le mur a été confié à Obisk. Pendant 4 jours, juché sur une nacelle, il a recouvert toute la surface sous le regard des passants dont Thaïs Granger de la rédaction nantaise. Rencontre avec Sarah Marouani du collectif Plus 2 couleurs et l’artiste Obisk.

« J’ai tiré sur Andy Warhol » : Ovidie raconte Valerie Solanas sur Arte

Culture

Le 3 juin 1968, à la Factory, Valérie Solanas a blessé grièvement Andy Warhol de plusieurs coups de feu, gagnant ironiquement le quart d’heure de célébrité qu’il promettait à tous. Que sait-on de cette féministe ? Ovidie revient sur les écrits de Valérie Solanas et le regard que l’on porte sur cette pionnière misandre et anachronique pour son époque

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En 1968, le king du pop art Andy Wharol est dans le viseur de Valérie Solanas. Une féministe avant-gardiste, complexe et paradoxale, dont on ne sait que peu de choses.  Qu’est-ce qui a poussé Valérie Solanas à vouloir tuer Andy Wharole et à appeler à l’éradication de tous les hommes ? La réalisatrice Ovidie retrace sa vie dans un documentaire captivant disponible sur la chaîne d’ARTE. Portrait d’une féministe au micro de Agnès Dumontet. Un documentaire à retrouver ici.

Airbnb pour chauves-souris

Actu

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Le conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire lance une cagnotte en ligne pour financer l’achat de deux abris à chauves-souris. Explications avec Fabrice Normand son directeur.

© Patrick Lefevre/BELPRESS/MAXPPP

Ce printemps, une cagnotte est lancée pour protéger les chauves-souris des Pays de la Loire. Cette initiative est portée par une association agréée par l’État et la Région : le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. Grâce à cet appel aux dons, l’association espère financer l’achat de deux refuges pour chauves-souris sur les communes d’Herbignac (44) et de Brion (49).

L’histoire commence il y a 3 ans, lorsque le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire, en partenariat avec la LPO Anjou et le Groupe Chiroptères des Pays de la Loire, se lance dans l’acquisition d’une cavité souterraine de plusieurs milliers de m² en Maine-et-Loire. Opération réussie ! La colonie de chauve-souris présente sur le site prospère.

Explications avec Fabrice Normand, directeur du Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire au micro de Thaïs Granger de la rédaction nantaise. 

Malaka plonge au cœur de ses racines dans son nouvel EP

Culture

Malaka, c’est un univers musical hétéroclite empreint de soul, d’afro et de folk porté par deux sœurs, Laurina et Sacha Moisa. Leur dernier EP « Maï » est une véritable ode à la nature et à leurs origines.

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© Malaka

Derrière Malaka, il y a deux sœurs, Laurina et Sacha Moisa. Le duo a remporté en 2022 le premier prix du tremplin Pulsations à Clermont-Ferrand, avant de signer avec le label Green Piste Record en 2023. Dans leur EP Maï, sorti en février 2024, elles plongent au cœur de leurs racines guadeloupéennes, mais aussi celles de la Terre et de ce rapport qu’on entretient tous et toutes avec la nature.

Les langues et les styles se mélangent, certaines paroles sont en créole. Malaka nous fait découvrir son univers singulier et envoûtant, porté par ces deux personnalités complémentaires. 

Astride JEAN

Dans les ruines d’un pénitencier pour enfants à La Réunion

Culture

De 1864 à 1879, entre 3000 et 4000 mineurs ont été emprisonnés à ciel ouvert dans des conditions de vie très difficiles, dans les hauts de Saint-Denis. Un lieu chargé d’histoire, aujourd’hui réhabilité pour la mémoire.

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Section des routes. Frère Isaac. 1868.  ©Coll. congrégation du Saint-Esprit

A plus de deux heures de marche de toute habitation, en pleine montagne, des ruines racontent une histoire sombre de La Réunion. Dans les hauts de Saint-Denis, à 700 mètres d’altitudes, le plateau de l’îlet à Guillaume abrite les vestiges d’une colonie pénitentiaire pour enfants.

Ici, de 1864 à 1879, entre 3000 et 4000 mineurs ont été emprisonnés à ciel ouvert dans des conditions de vie extrêmement difficiles. Au pénitencier, les enfants cultivent, récoltent, s’occupent des animaux de la basse-cour et travaillent à la forge ou à la scierie. Ils contribuent également
à la construction d’infrastructures civiles, tels que des bâtiments, des routes et un pont. Des travaux, on l’imagine, très éprouvant pour des enfants, envoyés ici pour, comme on le pense à l’époque, être « redressés ».

Un bagne, fermé en 1879, par la suite abandonné. Ce n’est qu’en 2020 que le Département de La Réunion a lancé une étude archéologique et historique de l’île à Guillaume pour valoriser ce site, inscrit aux monuments historiques depuis 2008. Un travail titanesque auquel se sont intéressés Edvina Tadahy et Fabien Poleya. Et pour ça, ils ont rencontré l’équipe de valorisation de l’îlet à Guillaume. A commencer par Véronique Blanchard, historienne et spécialiste de la justice des mineurs.

Isia Augustine, l’artiste qui dessine des deux mains en même temps

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Ambidextre, l’artiste originaire de La Réunion impressionne par sa capacité à dessiner des deux mains simultanément… et avec un sens du détail impressionnant.

Photo Isia Augustine / Facebook

Il vient de La Réunion, il est illustrateur et il a une sacrée particularité : Isia Augustine peut dessiner de ses deux mains en même temps ! Une sacrée prouesse et un talent reconnu à l’international pour celui qui s’attaque à des fresques géantes, avec un sens du détail dément. Lindsay Madeleine et Tyron Poncharville sont allés à sa rencontre.

Des ados composent une chanson contre les violences faites aux enfants

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« Le monde tournerait encore », chanson écrite et interprétée par trois adolescents réunionnais, alerte sur toutes les formes de violences faites aux enfants, avec l’idée de libérer la parole à ce sujet.

Photo Mon P’tit Loup

« Le monde tournerait encore », c’est le titre de la chanson écrite par trois adolescents de 14, 15 et 16 ans. Prune, Camille et Ulysse, des lycéens réunionnais, qui dédient cette chanson au combat du père d’Ulysse, Nicolas Puluhen. Il est président de l’association Mon P’tit loup, qui lutte contre les violences sexuelles et l’inceste dont il a été lui-même victime, enfant. Et cette chanson, c’est une façon pour eux d’alerter sur le sujet et de libérer la parole, comme Nicolas Puluhen et Prune, alias Mam’zelle Prune, l’expliquent au micro d’Aurore Gisquet. 

Le prix Jeunes chercheurs fait sortir la recherche des laboratoires

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Chaque année, à Clermont-Ferrand, le prix jeunes chercheurs met à l’honneur et récompense des jeunes doctorants venus vulgariser leur thèse devant un public de non-spécialistes, Anthony Frutos y a passé la journée et nous raconte ce qu’il a découvert.

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© Le Chantier/avril 2024/Valentin Magnon était le premier chercheur a présenté ses travaux. Il a reçu le prix Michelin d’une valeur de 1500€.

Lors du prix Jeunes Chercheurs, quinze jeunes docteurs présentent leur travail en public et devant un jury pluridisciplinaire, de manière attractive et lisible, afin de démontrer leur capacité de sensibilisation et d’implication dans les réalités contemporaines. À la fin de la journée 7 prix sont décernés par la ville et ses partenaires. Cette année la lauréate du Grand Prix est Agathe Chirossel, elle a présenté sa thèse sur « La responsabilité du chercheur du fait de ses recherches ».

La Maison du Peuple s’improvise lieu d’accueil pour les familles délogées

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Plusieurs dizaines de personnes, sans solution d’hébergement, campent désormais dans la Maison du Peuple.

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© Le Chantier /avril 2024/ Ce campement reste une solution temporaire, néanmoins ce lieu s’avère plus sécurisé que la place du 1er Mai.

Des dizaines de personnes, expulsées des hébergements d’urgence de Clermont-Ferrand, avaient trouvé refuge place du 1er Mai. Pour échapper à la multiplication des contrôles d’identité et de leurs tentes, ils se sont déplacés sur le parvis de la Maison du Peuple. Hugues Chevarin fait le point sur la situation avec Didier Pagès du réseau éducation sans frontières. À noter : Jeudi 18 avril à partir de 18h30 une soirée concert en soutien aux familles est organisée.