L’union fait le financement

Actus

Ulule, KissKissBankBank, Tudigo… On ne compte plus les plateformes de financement participatif en ligne. Mais pourquoi cette pratique ancestrale, boostée par le numérique, rencontre-t-elle un tel succès ?

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©Pierrick DELOBELLE/PHOTOPQR/BERRY REPUBLICAIN/MAXPPP

En 2020, le crowdfunding a dépassé le milliard d’euros contre 167 millions en 2015. Soit six fois plus d’argent collecté via ce mode de financement en seulement cinq ans… “Les participants voient l’importance de soutenir de nouveaux projets, de nouveaux créateurs », qui ne seraient pas forcément soutenus par les banques, estime Cécile Palusinski, autrice du livre « Le Crowdfunding », publié aux Presse universitaires de France, dans la collection Que sais-je ?.

Quelle législation encadre le financement participatif ? Comment réussir sa campagne ? Quel avenir pour le crowdfunding ? Cécile Palusinski répond aux questions du Chantier dans le troisième volet de notre série consacrée à l’argent.

Firoz Ahmed

Orange Frisson #3 – Le hasard et la fortune

Culture

Orange Frisson est une immersion dans le corps de l’ESACM. Circulant sans boussole d’un espace à l’autre, cette traversée ponctuée de rencontres et d’entretiens expérimente les croisements et interroge tour à tour les formes, les gestes, les expériences et les processus de création en résonance avec le présent …

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« Tout a commencé un 17 janvier, il y a un million d’années. Un homme a pris une éponge sèche et l’a laissée tomber dans un seau d’eau plein d’eau, le nom de cet homme n’a pas d’importance, il est mort mais l’art vit, je veux dire laissons les noms de côté… » C’est L’histoire chuchotée de l’art, écrite par l’artiste bricoleur et poète Robert Filliou en 1963, et murmurée à nos oreilles par Dominique A quelques dizaines d’années plus tard.

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Valentine Antoine (peinture)

Accident, chaos, rencontres, bonne fortune, chance ou déveine… A quoi reconnaît-on l’inattendu quand il survient ? Pourquoi choisit-on de s’y fier ? Peut-on le provoquer ? Le hasard guide t-il nos vies et la main des artistes ?… Nous menons l’enquête. Les dés sont jetés, ils vont nous conduire vers celles et ceux qui tentent de formuler des réponses.

Linda Sanchez est artiste et enseignante à L’ESACM. Elle développe une démarche expérimentale qui pourrait s’apparenter parfois à une pratique de laboratoire. Dans sa pratique le hasard et l’aléatoire ont une place importante. Sculpture, installations, vidéos, dessins, son travail engage un dialogue avec la matière et ses potentialités, une négociation permanente entre les formes et les forces. 

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Linda Sanchez et Baptiste Croze, Roulé boulé. Expositions « Les aléas » à la chapelle des Jésuites à Nîmes en 2020

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Linda Sanchez, 11752 mètres et des poussières…(vidéo)

Avec : Chris Paquentin / Amélie Papon / Valentine Antoine / Linda Sanchez / Naomi Razafindrakoto et Marguerite Soullier
Réalisation : Mélisse Loubier / Haeun Oh / Ysée Rodrigues de Freitas / SeoRin Kim / Amélie Papon / Zoe Signabout / Elizaveta Eremina / Emma Gouttefangeas / Chris Paquentin / Sautron Louise / Théotim Tastet / Mario Terrisse / Cristina Chapier-Poumailloux / Naomi Razafindrakoto
accompagné.e.s de Mariannick Bellot
Montage : Nelly Girardeau
Musique : Dominique A, L’histoire chuchotée de l’art
Merci à Marion Robin

« Les femmes gèrent l’argent du quotidien »

Social

Quelles sont les origines des inégalités de salaires entre les femmes et les hommes ? Les femmes gèrent-elles l’argent de la même façon que les hommes ? Dans le deuxième épisode de notre série, nous nous intéressons aux rapports entre les femmes et l’argent.

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©PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

En France, depuis 1946, le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrit dans le préambule de la Constitution. “La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme”. L’arrêté du 30 juillet 1946 supprime la notion de “salaire féminin”.

Pourtant, de nos jours, la situation des femmes face à l’argent reste inégale à celle des hommes et ce, à divers moments de leur vie ou de leur carrière professionnelle.

Pour nous éclairer sur le sujet, nous recevons Jeanne Lazarus, sociologue spécialisée sur la banque, la consommation, l’argent et chargée de recherche au CNRS.

Angélique Mangon et Aïcha Nouri

Déplier le mot “travail” !

Social

Ses formes, ses pratiques, ses définitions ont beaucoup évolué depuis dix siècles en Occident, mais depuis la Révolution industrielle, ses usages sont de plus en plus en contradiction avec les législations.

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©PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/MAXPPP

“Tout est mystère dans l’Amour,
Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance :
Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour
Que d’épuiser cette science. […]”

(La Fontaine, L’amour et la folie.)

En va-t-il du travail (le mot, ses définitions, sa ou ses valeurs, …) comme de l’amour ?

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La sociologue Marie-Anne Dujarier, professeure à l’Université de Paris-Diderot, chercheure et membre du Laboratoire de changement social et politique (LCSP) et membre associée du LISE (CNRS-CNAM) , publie un essai, Troubles dans le travail, Sociologie d’une catégorie de pensée, aux Presses Universitaires de France.

Elle y réussit un tour de force, en donnant à comprendre, à entendre toutes les nuances d’un mot. Traquant dans les dictionnaires, les nombreuses définitions, offrant un tableau historique des différentes conceptions du travail du Moyen-âge à nos jours, elle en montre toute la diversité, la complexité qui irrigue cette catégorie de pensée.

Toutefois, elle s’attache, aussi et surtout, à voir là où le bât blesse, à pointer les ombres du tableau !

“Cette recherche m’a en effet emmenée bien plus loin que ce que j’anticipais : les pratiques contemporaines dont la qualification comme “travail” fait débat, doutes ou oppositions s’avèrent être légion […]. Celles dans lesquelles activité, production, utilité et emploi pour la subsistance sont déliées, concernent finalement la majorité de la population. Chacune et chacun de nous, d’ailleurs, au fil de l’existence, ne cesse de rencontrer ces situations étranges, difficiles à qualifier de travail et parfois violentes par cette ambiguïté.”

Que recouvre précisément le mot “travail”, sa ou ses définitions ? Quelle place l’emploi occupe-t-il au sein de la sphère travail ? Quelles activités (le bénévolat, le travail domestique, entre autres…) n’y sont pas reconnues ?

“La manière dont notre société encadre “les aidants familiaux” est un bon analyseur de l’ambiguïté dans laquelle nous sommes, au moment de qualifier le care comme du travail ou non.”

Les institutions, les organisations en charge du travail doivent-elles évoluer ?

“Nos institutions reconnaissent ainsi comme “travail” des pratiques inutiles et nocives, et excluent de cette qualification des tâches utiles, profitables et vitales, redoublant alors le trouble jeté sur la catégorie de pensée (travail)”.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes auquel se trouve confrontée notre société contemporaine, occidentale et libérale !

Et en particulier “au cœur de l’emploi” : “[…] ce que les femmes et les hommes font réellement, pour réaliser une tâche rémunérée est bien plus large, subtil, complexe et intense que ce que l’employeur et ses gestionnaires peuvent ou veulent en savoir”.

De l’importance de repenser les définitions, les institutions, les pratiques de ce que l’on nomme “travail” !

Terrain Social vous propose, à cette occasion, de déplier, avec Marie-Anne Dujarier, un mot : le mot “travail”.

Pour poursuivre la réflexion, la série Travail, Salaire, Profit (Arte Editions)

Hugues Chevarin

Comment les monnaies locales soutiennent l’économie?

Actus

La France compte 82 monnaies locales. Parmi elles, la Doume en circulation dans le Puy-de-Dôme depuis 2015. A quoi sert cette monnaie complémentaire de l’euro ? Comment fonctionne-t-elle ? Réponses dans ce premier volet de notre série consacrée à l’argent.

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©ADML

Depuis 2015, les billets colorés circulent dans les mains des consommateurs du Puy-de-Dôme. Magasins d’alimentation, cafés, cinéma : la Doume est utilisable dans près de 300 points de ventes à travers le département. Selon ses défenseurs, elle permet de soutenir l’économie du territoire, en incitant les consommateurs à dépenser la monnaie auprès des commerces de proximité. Mais qu’en est-il réellement ?

Pour le savoir, Le Chantier a interviewé Angèle Dransart, salariée de l’association ADML63, association pour le développement des monnaies locales dans le Puy-de-Dôme.

Angélique Mangon et Benjamin Bony

Carte postale sonore réunionnaise : la FET KAF

Culture

Chaque 20 décembre l’île de la Réunion célèbre l’abolition de l’esclavage. Un événement appelé Fet kaf ou encore 20 desanm. La rédaction du Chantier commémore à sa manière cette date charnière et vous propose un grand format autour de la tansmission de l’histoire de l’abolition de l’esclavage à la Réunion.

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© Illustration pour l’affiche du 20 desanm 2021.

Le 20 Décembre 1848, Sarda Garriga annonçait officiellement l’abolition de l’esclavage à la Réunion et depuis 1983 le 20 décembre est devenu un jour férié sur l’île. La fête Kaf est l’un des événements le plus marquant de la Réunion, elle est célébrée tous les ans aux 4 coins de l’île.
Par leurs musiques, leurs cuisines, leurs traditions, les Réunionnais.e.s commémorent la liberté et la tolérance du mélange de cultures à la Réunion et l’héritage des ancêtres.

© Emma Delaunay / Concert de Maloya au Barachois à Saint-Denis. Décembre 2021

Durant cette fête, principalement organisée par les associations et les mairies, on retrouve: chants et danses traditionnels, expositions sur l’histoire de l’esclavage… Et les fameux Kabars ! Ces concerts viennent animer et rendre festif cet événement. Pendant plusieurs jours, le Maloya et le Sega résonnent dans les rues et les artistes chantent le combat pour la dignité et la liberté.

©Emma Delaunay / Concert lors de la FetKaf à la Possession. Décembre 2021

La rédaction du Chantier est partie à la rencontre de celles et ceux qui font vivre cet événement sur l’île intense. Pour comprendre l’impact de l’esclavage dans notre société contemporaine et la manière dont ce passé est raconté aux jeunes générations, nous avons rencontré Raoul Lucas. Historien et universitaire réunionnais, son travail porte sur l’histoire sociale et l’histoire de l’éducation.

Le temps d’une soirée, Nicolas Schaub, motion designer réunionnais spécialisé dans le vidéo mapping, a projeté le 20 décembre dernier son court métrage “Confidences d’un confiseur libre” sur l’ancien hôtel de ville à Saint-Denis. Cette vidéo poétique retrace le parcours de Jules Furcy. Né d’une mère esclave affranchie, Jules Furcy a dû se battre pour retrouver sa liberté volée. C’est dans son jardin du côté de Saint-Paul que Nicolas Schaub nous raconte cette histoire.

© Emma Delaunay / Raoul Lucas dans sa bibliothèque .Décembre2021

Astrid et Emma Delaunay

Oui, l’hospitalité existe !

Social

Pendant cinq ans, Ludovic Hubler a voyagé en levant le pouce dans plus de 50 pays. Transporté par des centaines de conducteurs et hébergé par des dizaines de personnes, il livre un précieux témoignage sur l’hospitalité à travers le monde.

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©Ludovic Hubler

Qui n’a jamais entendu cette petite phrase bien souvent répétée “méfie-toi des inconnus”. Faisant fi de cette maxime, Ludovic Hubler s’est lancé en 2003 dans un tour du monde en stop. Pendant cinq ans, il a mis sa vie entre les mains d’inconnus, misant sur l’accueil et l’hospitalité des êtres humains.

Dans le dernier épisode de notre série sur l’accueil et l’hospitalité, l’auteur du livre Le Monde en Stop nous livre un témoignage réconfortant et plein d’espoir : oui l’hospitalité existe à travers le monde.

Angélique Mangon, Mirna Mbondobari et Firoz Ahmed

Crise migratoire, crise de l’hospitalité ?

Actus

De l’Afghanistan à la Syrie en passant par la Manche, l’Erythrée ou la Pologne, l’actualité a replacé le sujet des migrations internationales au cœur des préoccupations.

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©Michal Kosc / Forum/MAXPPP

27 personnes qui perdent la vie sur une embarcation de misère dans la Manche et des milliers d’autres bloquées à la frontière Biélo-polonaise : la question migratoire fait la une de l’actualité.

On parle de “vague”, de “flux”, de “front”. Mais derrière ces mots se cachent des êtres humains. Dans le cadre de notre série sur l’accueil et l’hospitalité, nous avons souhaité comprendre les enjeux de cette crise et la manière dont les gouvernements européens la gèrent.

Pour y voir plus clair, nous recevons, Chloé Peyronnet, doctorante en droit de l’Union européenne à Paris 2 où elle rédige une thèse sur les politiques migratoires internes et externes.

Angélique Mangon et Aline Saldanha

La solidarité est-elle un délit ?

Social

Que risque-t-on aujourd’hui si l’on fait preuve d’hospitalité en aidant une personne en situation irrégulière ou en l’accueillant chez soi ? Décryptage.

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©Yoan Valat/MAXPPP

Jusqu’en 2018, l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation irrégulière était passible de 30.000 euros d’amende et de 5 ans d’emprisonnement. Plus connue sous le nom de délit de solidarité, popularisé par des associations françaises, cette loi a évolué depuis le recours déposé devant le Conseil Constitutionnel par l’agriculteur de la vallée de la Roya, Cédric Herrou. Héberger une personne en situation irrégulière n’est plus condamnable si l’action est effectuée dans un but strictement humanitaire. L’aide à l’entrée sur le territoire reste en revanche condamnable.

Afin de mieux comprendre l’évolution de la loi, nous recevons Patrick Henriot, juriste et membre du Gitsi, le Groupe d’information et de soutien des immigrés, dans le cadre de notre série sur l’accueil et l’hospitalité.

Angélique Mangon et Aïcha Nouri

La France, terre d’hospitalité ?

Social

Caméra au poing, la journaliste Julia Montfort a sillonné la France pour dresser le portrait de ces Français, résistants des temps modernes qui ouvrent leurs portes aux exilés. A travers un livre et une web-série, elle questionne plus globalement la notion d’hospitalité.

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©Cédric Corre / Witness News

Dans ce deuxième volet de notre série consacrée à l’accueil et l’hospitalité, nous partons à la rencontre des Français qui ouvrent leurs portes aux personnes exilées. Qui sont-ils ? Pourquoi accueillent-ils des migrants au sein de leur foyer ? Comment gèrent-ils les bouleversements que cela implique ?

Pendant plus d’un an, la journaliste Julia Montfort a accueilli un jeune tchadien à son domicile. Une rencontre bouleversante qui marque un virage dans sa vie professionnelle puisqu’elle part ensuite à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui, comme elle, ont ouvert leurs portes à un inconnu. Elle en a tiré des témoignages poignants rassemblés dans le livre et la websérie Carnet de solidarité.

Angélique Mangon