Festival du court métrage. Dansons !

Actus

Cette année, l’une des rétrospectives du festival international du court métrage est dédiée à la danse. 4 programmes rassemblent 35 films dansés et dansants. L’occasion d’analyser la place occupée par cet art au cinéma.

Festival du court métrage. Dansons ! 
description de la photo

© Bárbara Wagner & Benjamin de Burca / SWINGUERRA

De tous temps, les hommes ont dansés. Pour créer, pour se divertir, pour célébrer. Puis, ces mouvements ont été filmés, sublimés et diffusés sur grand écran. Le cinéma et la danse ont cette particularité de questionner et de renouveler sans cesse notre rapport à l’espace et au temps par le mouvement. Mais comment la danse s’est-elle invitée au cinéma ? Comment est-elle filmée ? Quel rapport entretiennent aujourd’hui la danse et le cinéma ?

Pour répondre à ces questions, la rédaction du Chantier reçoit Sébastien Duclocher, responsable de la rétrospective Let’s dance au festival international du court métrage de Clermont-Ferrand.

Angélique Mangon et Aïcha Nouri

ZAFER KREOL : Au pied du premier téléphérique urbain ultramarin

Actus

Le premier téléphérique urbain de France est sur le point d’être inauguré à La Réunion. Pour cet épisode, la rédaction de Saint-Denis vous emmène dans les airs. À quelques semaines de l’ouverture du téléphérique Papang, nos reporters Mariama Ibrahim Mohamed et Kevin Youssouf ont baladé leur micro aux pieds des cabines.

MEDIA

©Kevin Youssouf/ Le téléphérique en marche lors des premiers tests avant de recevoir les futurs usagers. 2021

Le papangue, oiseau réunionnais, appelé aussi busard de Maillard ou busard de la Réunion, a également donné son nom à la première ligne de téléphérique de la commune de Saint-Denis. Cet « Oiseau métallique et électrique” reliant le quartier du Chaudron, proche du littoral, au quartier de Bois de Nèfles situé dans les Hauts de Saint-Denis, mesure 2.7km de longueur et est équipé de 46 cabines. Cette nouvelle ligne de la CINOR permettra de faire le parcours entier en 14 minutes plutôt qu’ en 40 minutes en bus (en heure de pointe).

Les projets de téléphérique urbain commencent à fleurir dans différentes régions du monde, et surtout en Amérique du Sud. En Bolivie par exemple où La Paz est devenue, en quelques années à peine, la capitale mondiale du téléphérique urbain. Pour les habitants des banlieues, le temps de trajet quotidien a été divisé par quatre ou cinq.4 000 kilomètres plus au nord, Medellin (en Colombie), Cinq lignes et 350 cabines, relient le centre-ville établi au fond d’une vallée, aux quartiers pauvres, situés en hauteur. Même type de transport aérien, au Venezuela avec deux lignes à Caracas. À Saint-Denis, l’inauguration de Papang se fait toujours attendre mais ouvre la voie pour les futurs projets de téléphérique urbain.

© Kevin Youssouf/ 2021

Pour cet épisode on vous propose de prendre de la hauteur. Partez avec Mariama Ibrahim Mohamed et Kevin Youssouf à la rencontre de Jean-Pierre Marchau, adjoint au maire délégué des énergies durables, des transports et de la mobilité durable. Suivez-les dans les rues de Saint-Denis, ou encore retrouvez-les au pied des pylones en compagnie de Mickaël Nacivet, chef de projet Téléphérique à la CINOR.

Mariama Ibrahim Mohamed et Kevin Youssouf et Emma Delaunay

Festival du court métrage. Filmer le corps

Actus

Depuis ses débuts, la danse a été mise en lumière par le septième art. Zoom sur l’un des 35 films projetés dans le cadre de la rétrospective consacrée à la danse : A travers Jann, de la réalisatrice Claire Juge.

Festival du court métrage : filmer le corps
description de la photo

@AtraversJann.shortfilm

Les courts métrages autour de la danse proposent des points de vue étonnants, personnels, dramatiques, drôles, parfois nerveux voire explosifs. C’est le cas du film A Travers Jann réalisé par Claire Juge. Avec ce court métrage, la réalisatrice questionne notre rapport au corps en filmant le corps de la danseuse et chorégraphe Jann Galois. Un corps avec lequel elle entretient un rapport particulier puisqu’il est aussi un outil de travail qu’elle tord, plie, tend, casse dans une recherche permanente du mouvement juste.

Clermontoise d’adoption, Claire Juge est venue dans les studios du Chantier nous présenter son court métrage.

Angélique Mangon et Alexandra Tshivuanga

Festival du court métrage. Dans les coulisses de la sélection

Actus

Depuis quelques jours, Clermont-Ferrand vit au rythme du festival du Court Métrage. Les films sélectionnés sont projetés sur les écrans des salles obscures clermontoises. Mais avant de les proposer aux cinéphiles, il a fallu les sélectionner : un gros travail qui se déroule dans l’ombre, bien avant l’ouverture du festival.

Festival du court métrage : dans les coulisses de la sélection
description de la photo

© Baptiste Chanat / SQPLCM / Le jury national au complet à La Jetée.

Comment sont sélectionnés les films présentés au public ? A l’heure où les cinéphiles se pressent dans les salles obscures, le Chantier a pénétré dans les coulisses du festival pour vous raconter le chemin que parcourent les films reçus par les équipes du festival avant de se retrouver sur les écrans.

Afin de tout savoir sur le processus de sélection des films, le Chantier reçoit Stéphane Souillat, coordinateur de la compétition nationale du festival du court métrage.

Angélique Mangon et Alexandra Tshivuanga

Festival du court métrage. Quelle place pour le cinéma espagnol ?

Actus

Le 28 janvier, a débuté la quarante-quatrième édition du festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. Cette année, la célèbre manifestation met à l’honneur l’Espagne : un pays aussi fascinant qu’emblématique.

Festival du court métrage : quelle place pour le cinéma espagnol ?
description de la photo

© Boileau Franck / LA MONTAGNE / MAXPPP

Quelle place occupe le cinéma espagnol dans le panorama mondial ? A l’occasion du festival international du court métrage, la rédaction du Chantier vous propose de décrypter l’évolution du cinéma espagnol afin de comprendre son succès. Pour cela, nous recevons Espérance Muñoz, présidente de l’association de la semaine du cinéma hispanique, située à Romagnat en Auvergne.

Angélique Mangon et Aïcha Nouri

Culture : entre uniformisation et goût de l’autre !

Social

La diffusion de l’éducation, amplifiée par la massification scolaire, ainsi que le partage d’une culture de masse -pour l’essentiel- audiovisuelle ont-ils rebattu les cartes des rapports sociaux ? Y a-t-il dorénavant un socle commun entre toutes les classes sociales ? Et quel est ce nouvel éclectisme permettant aux élites de conserver, peut-être, la rente culturelle ?

Culture : entre uniformisation et goût de l’autre !
description de la photo

© Marc Demeure / VOIX DU NORD / MAXPPP

“L’acculturation ne fonctionne plus exclusivement de manière verticale, des enseignants vers le public en grande partie captif d’élèves socialement et culturellement préparés à cette acculturation. La transmission culturelle opère aussi désormais horizontalement entre pairs, du fait notamment de l’entrée de produits de la culture de masse dans les interstices de la vie scolaire”.

Ce “cheval de Troie de la culture de masse” n’est-il à l’oeuvre que dans les marges ? Ou a-t-il pénétré plus profondément la place forte que tiennent les élites ?

description de la photo

Le sociologue Philippe Coulangeon, directeur de recherches au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement à Sciences PO, publie aux Presses Universitaires de France, Culture de masse et société de classes : le goût de l’altérité.

Ces transformations sociales et sociologiques se sont-elles accompagnées d’une (plus grande) démocratisation culturelle ? Rien n’est moins certain ! Dès lors, quelles conduites, les élites, ont-elles adoptées devant le risque de l’érosion de la rente culturelle et de sa transmission ?

“Les classes supérieures tendraient ainsi de nos jours à se distinguer davantage par l’étendue et la diversité de leurs goûts et de leurs pratiques que par un accès privilégié à la culture savante et un rejet de la culture populaire qui fait au contraire désormais pleinement partie de leur environnement.” Un éclectisme cosmopolite, où la maîtrise des langues étrangères joue un grand rôle, en lieu et place de la culture savante, tient, dorénavant, à bonne distance les classes populaires.

Il y a donc toujours une “distinction” au sens bourdieusien du terme, mais elle n’est plus là où on la trouvait auparavant !

Terrain Social débat avec Philippe Coulangeon de la place, encore vivace, des classes sociales et des inégalités dans l’accès à la culture.

Hugues Chevarin

Références citées :
la distinction, Bourdieu,

l’homme pluriel, Bernard Lahire,

Théodore Adorno et Max Horkheimer – Ecole de Francfort

Festival du Court Métrage : l’Espagne et la danse à l’honneur.

Culture

Après une année de projections en ligne, les courts métrages sont de retour dans les salles obscures de Clermont-Ferrand, pour le plus grand bonheur des amateurs du 7ème art. Le festival débute ce vendredi 28 janvier et se clôture le 5 février prochain.

Festival du Court Métrage :  l'Espagne et la danse à l'honneur.
description de la photo

© Brecht Evens

Comme toujours, le programme du célèbre festival clermontois s’annonce riche et varié. Cette année, c’est l’Espagne qui est à l’honneur. Il sera également question de danse puisqu’une rétrospective est consacrée à cet art. Comment l’équipe du festival choisit-elle les thèmes des rétrospectives ? Quels sont les films qui les composent ?

Avant de vous installer confortablement dans un fauteuil rouge, profitez de cette interview d’Eric Roux, le président de Sauve qui peut le court métrage. Il vous dit tout sur cette 44e édition.

Angélique Mangon, Romain Destrez et Benjamin Bony

Insolite : des sarcophages carolingiens conservés dans un étang

Actus

19 sarcophages mis au jour sur un site de fouilles à Aurillac ont été plongés dans le lac des sapins près d’Issoire pour y être conservés. Le Chantier vous raconte tout de ce projet hors du commun.

Insolite : des sarcophages carolingiens conservés dans un étang
description de la photo

© DRAC / Les sarcophages ont été immergés grâce à cette plateforme spécialement conçu pour l’opération.

Novembre 2021. Il fait frais sur les rives du lac des sapins. Une embarcation insolite flotte sur les eaux de l’étang. C’est elle qui permet d’immerger les 19 sarcophages carolingiens découverts près de l’abbaye Saint-Géraud, à Aurillac, dans le Cantal. Les imposantes sépultures sont plongées dans les eaux fraîches afin d’être conservées pour les années à venir.

Pourquoi cet emplacement a-t-il été choisi par les archéologues ? Comment l’immersion a-t-elle été préparée ? Comment s’est elle déroulée ?

Dans le studio du Chantier, nous avons remonté le temps et voyagé au Moyen-Age en compagnie d’Elise Nectoux, conservatrice du patrimoine au service régional d’archéologie de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) en Auvergne Rhône-Alpes.

Angélique Mangon

Livreurs à vélo : visibles/invisibles !

Social

Quelle(s) place(s), quel espace public les livreurs à vélo occupent-ils ? Quelles stratégies mettent-ils en œuvre pour l’optimiser ? L’espace public connaît de nouveaux usages générant de nouveaux rapports sociaux, de nouvelles tensions, mais aussi de nouvelles représentations.

#56 - Livreurs à vélo : visibles/invisibles - Emilie Aunis
description de la photo

©PHOTOPQR/L’ALSACE/Vincent VOEGTLIN ; Colmar ; 16/10/2021 ; Des livreurs des société Uber Eats, Deliveroo, Just Eat patientent avant de réceptionner leur commande sur la place Scheurer Kestner , à Colmar le 16 octobre 2021.

Emilie Aunis est sociologue, responsable d’études à l’INRS France – Santé et sécurité au travail. A l’occasion de travaux post-doctoraux, elle a co-signé avec Hélène Stevens, maîtresse de conférence à l’Université de Poitiers (Laboratoire GRESCO), l’article : Patienter sur les places et foncer dans les rues. Quand les coursiers occupent l’espace public, dans la revue en ligne Images du travail, travail des images dans le n° 11 (septembre 2021) : Travailler dans la rue !

description de la photo

Numéro dirigé par Henri Eckert et Arnaud Mège

L’économie de plateforme a créé un nouveau type de travailleur : les livreurs à vélo dans des “univers de travail très prescrits et très contraints”, dont les “activités de services [sont] peu valorisées et […] doivent passer inaperçues”.

Toutefois, des marges de manœuvre sont-elles possibles ? “Refus de s’en remettre totalement à l’application conçue pour encadrer et contrôler leur travail et imposer gestes et cadences, refus de ne pas se soumettre à cette machine algorithmique, de ne pas y être associé (Gaborieau, 2017), mais de chercher constamment, dans ses failles, les marges de manœuvre qui permettent d’affirmer son libre-arbitre, de garder une prise, aussi minime soit-elle, sur le travail, et mieux, de se le réapproprier”.

Entre visibilité et invisibilité, ils cherchent dans un constant effort à optimiser leur circulation dans l’espace public, y compris le temps d’attente. Ils y développent des “compétences invisibles [qui] vont aussi de pair avec des injonctions à se rendre invisibles, qui se voient parfois renversées lors des mobilisations”.

Le partage de cet espace est source de nombreuses tensions avec les autres usagers “comme si leur seule présence pouvait déranger, rappelant l’existence des hiérarchies sociales et des métiers.”

Terrain Social investit la rue avec la sociologue Émilie Aunis, à la rencontre des livreurs de rue !

Pour nourrir la réflexion sur Le Monde.fr : Des livreurs à vélo ubérisés reprennent leur destin en main

Lectures engagées :
Livreurs : ils établissent un rapport de force dans la lutte contre les plateformes
Invisibles – épisode 1 : les livreurs

Hugues Chevarin

Un hiver à la ferme

Environnement

Que se passe-t-il dans une ferme maraîchère en plein hiver ? Direction la ferme urbaine de Beaumont, sur les hauteurs de Clermont-Ferrand.

Un hiver à la ferme
description de la photo

© Benjamin Bony / LE CHANTIER

Préparer les sols, nourrir les animaux, semer des graines. Si le printemps est une saison de forte activité à la ferme urbaine de Clermont-Ferrand, il y a aussi beaucoup à faire en hiver. Bonnet vissé sur la tête et micro en main, les reporters du Chantier sont allés rencontrer Laurent Rohr, le fondateur de cette exploitation qui fonctionne selon les principes de l’agroécologie et de la permaculture.L’occasion de parler avec lui de la préparation des sols, du rôle des animaux, et d’autonomie alimentaire.

Angélique Mangon, Benjamin Bony et Firoz Ahmed