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Pour cerner les contours de loi qui renforce la lutte contre le système prostitutionnel et accompagne les personnes prostituées, cinq ans après son entrée en vigueur, Déjà là lui consacre une série d’interviews cette semaine. Jean-Philippe Guillemet, sociologue, est co-auteur d’un rapport d’évaluation de la loi rédigé pour la Fondation Scelles, qui est abolitionniste. Il revient sur le contenu de la loi et dresse un bilan cinq ans après.

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© PH Pauchet / PHOTOPQR / VOIX DU NORD / MAXPPP

La loi qui renforce la lutte contre le système prostitutionnel et accompagne les personnes prostituées a cinq ans. Ce texte a notamment abrogé le délit de racolage et l’a remplacé par la verbalisation des clients à hauteur de 1 500 € d’amende. Il a aussi instauré un parcours de sortie de la prostitution, qui prévoit l’accès à un logement social, un accès à l’emploi et une allocation de 330 euros par mois pendant 3 ans maximum.

Il y a deux ans pour la Fondation Scelles, qui est abolitionniste, Jean-Philippe Guillemet et Hélène Pohu ont rédigé, en tant que sociologues, un rapport d’évaluation locale de la mise en œuvre de cette loi de 2016. En s’intéressant à 4 villes : Paris, Bordeaux, Narbonne et Strasbourg.

Deux ans plus tard, avec Jean-Philippe Guillemet, nous dressons un bilan de cette loi, toujours en prise à des disparités territoriales et qui fait face à un manque de moyens.

Lire le rapport de la Fondation Scelles, publié en 2019

Tiphaine Crézé