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La baisse des dépistages et le manque de prévention pendant la crise sanitaire sont à l’origine de ces prévisions alarmantes de l’ONUSIDA : l’épidémie de COVID-19 pourrait engendrer entre 123 000 et 293 000 nouvelles infections par le VIH.

Florence Thune, directrice générale de Sidaction et auteure de la tribune « Sida : nous avons besoin de recherche, pas d’hystérie » publiée dans Libération, répond aux questions du Chantier.

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© Vincent Voegtlin / PHOTOPQR / L’ALSACE / MAXPPP

Selon l’ONUSIDA, l’épidémie de COVID-19 pourrait engendrer entre 123 000 et 293 000 nouvelles infections par le VIH. La baisse des dépistages et le manque de prévention pendant la crise sanitaire sont à l’origine de ces prévisions alarmantes.

Autres données inquiétantes : les chiffres rapportés par l’enquête de l’Ifop, menée auprès des 15-24 ans. Ils traduisent une mauvaise connaissance du Sida par cette tranche d’âge. 24% d’entre eux pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive. 23% d’entre eux estiment que le VIH se transmet en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques (contre 15% en 2020) et 18% pensent que le VIH se transmet en buvant dans le verre d’une personne séropositive. Des mauvaises informations qui conduisent à ce que l’association Sidaction qualifie de « syndrome du super-héros » : un manque de protection pendant les rapports.

Pour évoquer le sujet, Le Chantier reçoit Florence Thune, directrice générale de Sidaction et auteure de la tribune « Sida : nous avons besoin de recherche, pas d’hystérie« , publiée le 23 mars dans Libération.

Les 26, 27 et 28 mars, soutenez le Sidaction en appelant le 110 ou sur sidaction.org.

Tiphaine Crézé